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| CIRCUITS - Tierra Estella | |
| Ribera - La Navarre centrale - La Navarre centrale de l'est - Les gorges - Vallées de Roncal/Salazar - Roncevaux/Irati - Les pyrénées atlantiques - Aralar/Ulzama - Tierra Estella - Pamplona | |
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Tierra Estella est synonyme de localités
historiques, de vins exquis et
de l’harmonie des chaînes de montagnes d’Urbasa et d’Andía, toutes
les deux ayant une particularité: étant de propriété communale, tous les
Navarrais peuvent faire usage d’elles. Si quelqu’un demande un lot de
bois, il reçoit ce qui lui correspond. Après avoir passé Puente la Reina, vous arrivez à Estella et la longez jusqu’à un croisement où vous tournez en direction du centre ville, Vitoria et Saint-Sébastien. |
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En sortant d’Estella, vous prenez la route
NA-120 à Saint-Sébastien
par Etxarri-Aranatz. Une fois à Abarzuza, vous suivez la route qui vous amène
au monastère d’Irantzu. Au milieu d’un beau canon percé par la
rivière, le monastère, bénédictin
à l’origine, a pris une grande importance avec l’ordre cistercienne. À
présent, on y admire l’église à trois nefs et à voûte de croisée
d‘ogives, le cloître gothique, la salle capitulaire et le réfectoire.
En revenant, vous passerez par
Estella, belle ville monumentale qui vaut
la peine de visiter. Il en va de même pour Puente la Reina. Une fois quitté Puente la Reina, vous prendrez la déviation pour
Obanos et la chère ermite de Santa María de Eunate, à plante octogonal et
portique évocateur. On recommande de revenir jusqu’à la route de Puente ou passer par Muruzabal et Uterga pour joindre la N-111. |
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LE'ERMITE
D'EUNATE |
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Eunate est l’une des plus belles ermites que l’on puisse
trouver.
Elle montre sa plante octogonal et son précieux portique en arcade ou cloître
extérieur avec simplicité et charme. Entouré d’un paysage plat et
apaisant, couvert de cultures de céréale
et de vignobles, Eunate accumule des légendes. La confusion règne dans ses
origines. Même s’il semble qu’elle a été construite par des nobles de
Valdizarbe qui venaient en pèlerinage de Jérusalem, on raconte qu’elle
avait appartenu aux templiers ou qu’elle était une église-phare avec un
feu perpétuel qui orientait, la nuit tombée, tous les pèlerins qui
voyageaient. Située en plein dans le chemin de Saint-Jacques, Eunate a été un lieu
d’accueil et un hôpital de pèlerins. Beaucoup d’entre eux, épuisés
par le chemin, ont y été enterrés de même. Ce temple est un caprice du roman du XII
siècle. Des visages mystérieux
et des animaux monstrueux vous attendent, défiants, sur le portique,
l’abside et les chapiteaux. Dans sa structure octogonal si particulière
on découvre les symboles des tailleurs de pierres de l’époque.
D’ailleurs, on ne doit perdre aucun détail du merveilleux portique extérieur
et des capitaux variés. En basque Eunate veut dire cent portes
(eun-ate), et en latin bien né (eu-nato).
Quoi qu’il en soit, après avoir traversé les portes de l’ermite, vous
trouverez un joli intérieur et une voûte à nerfs quadrangulaires évoquant
l’architecture arabe. On pèlerine à Eunate pour implorer le beau
temps, la pluie et l’enrayement
des fléaux, mais il y a beaucoup de gens qui y rendent visite par des
motifs ésotériques car on attribue ce pouvoir à l’endroit. |
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ESTELLA:
LA CITÉ DE L'EGA |
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Estella déborde d’histoire. Chaque
recoin, bâtiment ou église de
cette cité monumentale est rempli d’art. Elle a été construite en l’an 1090 par le roi Sancho Ramírez sur le village vascon de Lizarra afin d’aider les pèlerins. Ainsi, l’ancienne Lizarra commença un important développement, en plein chemin de saint Jacques de Compostelle. Les francs arrivèrent, et un grand nombre de juifs s’installèrent, et firent d’Estella un grand centre de la juiverie. Elle hérita d’une grande tradition commerciale, grâce à sa position géographique stratégique, entre la Montagne et la Ribera.
Au XIXº siècle, Estella, grand bastion des thèses carlistes, fut nommée
capitale de l’Etat Carliste, et eut même des ministres et un code pénal
propres. Devant l’inévitable choix de ses œuvres d’art, commençons par la Place de San Martín. On y trouve le Palais des Rois de Navarre, du XIIº siècle, un exemple unique de l’art roman civil en Navarre, qui héberge aujourd’hui le Musée Gustavo de Maeztu. |
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Dans la rue de la Rúa, ce sont le palais plateresque Fray Diego de
Estella (aujourd’hui Maison de la Culture), le Palais du Gouverneur, et le
sobre Pont de la Prison ou de San Agustín qui nous attendent. L’église Gothique du Saint
Sépulcre, le couvent gothique de Santo
Domingo et l’église romane de Santa María Jus del Castillo, s’y
trouvent également. Il nous reste encore quantité de lieux merveilleux comme l’église de
San Martín, la place des Fueros et celle de Santiago, où tous le jeudi se
tient un marché artisanal de grande importance: céramique, tissus, forge,
peau, bois... On ne peut ne pas mentionner l’église de saint Jean, le Couvent de
Recoletas, la basilique de la Vierge du Puy, du XXº siècle, le couvent de
sainte Claire, et enfin l’église Notre Dame de Rocamador. De plus, on pourra déguster un goret grillé et trois appellations d’origine: le fromage Idiazábal, le poivron de "piquillo" de Lodosa et des vins destinés à l’Appellation d’origine de La Rioja. De nombreuses caves ouvrent leurs portes au visiteur. |
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PONT LA
REINE/GARÉS |
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“Et à partir d’ici, tous les chemins de saint Jacques s’unissent
en un seul”. C’est ce qu’annonce le Monument au Pèlerin qui nous
souhaite la bienvenue. Et il ne ment pas: Pont la Reine joint les chemins de
ceux qui traversaient les Pyrénées par Somport et de ceux qui venaient de
Valcarlos. Pont la reine doit son nom à un magnifique pont roman en pierre, antérieur à la ville. On raconte qu’il avait été commandé par une reine. D’autres disent que le mot d’origine n’était pas Regina, mais Runa, comme l’ancien nom de la rivière Arga. Ce beau pont fut construit durant la première moitié du XIº siècle pour faciliter le passage des pèlerins. Aujourd’hui, il vante ses six arches en demi-cercle d’ouvertures différentes, plus une sous terre. De petits arcs ouverts dans la pierre permettent le passage de l’eau lorsque la rivière est en crue. Il est également enjolivé par la jolie légende du Txori, un petit oiseau qui lavait le visage de la Vierge avec l’eau de la rivière qu’il transportait dans son bec. |
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Pont la Reine, carrefour vital de chemins et de gens, s’est rapidement enrichi économiquement et culturellement. Un bon exemple est donné par l’église de la fin de l’époque romaine du Crucifix, construite par les templiers au milieu du XIIº siècle, et qui héberge la Vierge et l’Enfant du XIIº siècle et un très beau Crucifié gothique, provenant d’Allemagne, et qui attire l’attention par la forme en Y de sa croix. La rue Mayor est rue et art à la
fois: architecture populaire avec des
maisons portant des blasons, palaces, commerces d’artisans... L’église de Santiago el Mayor, datant de la fin du XIIº siècle et
reconstruite au XVº, affiche son portail roman et les sculptures gothiques
de San Bartolomé et de Santiago Beltza, appelé ainsi pour la couleur
sombre qu’il portait avant sa restauration. Après être passé par l’attachante Plaza Mayor, on
arrive, près du pont, à l’église de San Pedro et au couvent de Comendadoras de Sancti
Spiritus. En ce qui concerne la gastronomie, la table est servie avec des haricots blancs ou rouges, du rôti de porc ou d’agneau, des cailles, du lièvre ou des perdrix en période de chasse, et d’excellents vins de Valdizarbe, en particulier les rosés. |
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